
Autour de Niolon
Le train, la navette et la mer ouvrent sur tout un morceau de côte que peu de visiteurs connaissent.
Ce qu’on va voir quand on sort de la calanque
Niolon est une base, pas une enclave. Le train, la navette et la mer ouvrent sur tout un morceau de côte que peu de visiteurs connaissent — et sur Marseille, à vingt-trois minutes.
L’Estaque
Le dernier arrondissement de Marseille avant Niolon, et le plus proche. On y va pour les panisses et les chichis des petites baraques du port — des spécialités locales qu’il faut avoir goûtées — et pour les commerces : boucher, poissonnier, primeur, distributeur de billets. Depuis la gare, comptez dix minutes à pied vers le port. La navette C7 y va aussi depuis Niolon.
Descendre au Vieux-Port en bateau
Depuis L’Estaque, une navette maritime RTM rejoint le Vieux-Port en une demi-heure, pour quelques euros. De là, une seconde navette continue vers la Pointe Rouge. C’est une très belle façon de parcourir toute la corniche marseillaise — et d’arriver en ville par la mer.
Liaison saisonnière : elle ne circule pas l’hiver. Le train, lui, roule toute l’année.
Carro et son marché de pêcheurs
Au bout de la Côte Bleue, le marché de pêcheurs se tient tous les matins l’été et les week-ends l’hiver : le poisson sort du bateau et se vend sur le quai — et il y en a bien plus l’hiver.
C’est aussi là que Paul et Caroline vendent leurs huîtres de Camargue, médaillées d’or depuis des années : elles n’ont rien à envier à celles du Nord ni de l’Ouest, et presque personne ne sait qu’on en élève ici.
Et c’est le spot de vent de la région — voir Sur l’eau.
Carry-le-Rouet
Pour son marché, son port, son casino. Et les dimanches de février, pour les Oursinades : le rendez-vous d’hiver de toute la Côte Bleue, où l’on déguste les oursins sur le port. Une des rares bonnes raisons de venir ici en février — et une excellente.
Une saison de festivals à portée de train
C’est un usage auquel on ne pense pas : Niolon est une base de festival. Vingt-trois minutes jusqu’à Marseille Saint-Charles, et de là toute la Provence culturelle — pour le prix d’une chambre de calanque plutôt que d’un hôtel de centre-ville.
| Quand | Quoi | Où | Depuis Niolon |
|---|---|---|---|
| Mai | Le Bon Air — musiques électroniques | Marseille, la Friche | 23 min de train |
| Juin – juillet | Festival de Marseille — danse et arts vivants | Marseille | 23 min de train |
| Juillet | Festival d’Aix-en-Provence — art lyrique | Aix-en-Provence | train + car |
| Juillet | Jazz des Cinq Continents | Marseille | 23 min de train |
| Juillet | FIDMarseille — cinéma documentaire | Marseille | 23 min de train |
| Juillet | Festival d’Avignon | Avignon | train, un peu plus loin |
| Juillet → septembre | Les Rencontres de la photographie | Arles | ≈ 1 h de train |
| Septembre – octobre | Actoral — écritures contemporaines | Marseille | 23 min de train |
| Toute l’année | La Friche la Belle de Mai — expos, concerts, spectacles | Marseille | 23 min de train |
Le billet à la journée
La région propose un billet journée autour de 30 € permettant de circuler en TER, avec un tarif réduit d’environ 5 € par accompagnant. C’est ce qui rend Arles ou Avignon jouables dans la journée depuis Niolon. Les formules changent : vérifiez à la gare ou sur l’application SNCF avant de partir.
⚠️ Le dernier train est à 20 h 17
C’est la vraie contrainte, et il faut l’anticiper : le dernier train au départ de Marseille pour Niolon part vers 20 h 17. Pour un spectacle en soirée, il faut donc la voiture, ou le taxi de Sabrina, qui habite le village. Les horaires bougent — nous vous les confirmons avant votre séjour.
Nos adresses en ville
Le train dépose à Saint-Charles, et le reste se fait à pied ou en métro. Le MuCEM vaut le détour rien que pour l’architecture, même sans entrer dans une exposition : le Vieux-Port est à côté, le quartier du Panier juste derrière.
Côté table, nous envoyons nos voyageurs chez Christian, pour la Bouillabaisse du Turfu — une bouillabaisse à emporter remarquable, préparée avec les poissons achetés le matin même sur le Vieux-Port ; à La Boîte à Sardine, chez Fabien, poisson frais et local uniquement, le midi ; chez Nguyen-Hoang, cantine vietnamienne dont le bo bun est redoutable ; et aux Lumières, une cave tenue par des Argentins très sympathiques, où le café est exceptionnel.
Les coordonnées précises de toutes ces adresses figurent dans le livret que nous remettons à l’arrivée — avec les numéros, les horaires et le nom de qui demander.
Une base, et tout le reste à portée
Vingt-trois minutes de Marseille, trente de Carro, dix à pied de la calanque voisine.